Georges BRAQUE 1882-1963
Georges Braque, né le 13 mai 1882 à Argenteuil et mort le 31 août 1963 à Paris, a eu une vie entièrement dédiée à la peinture.
Formé au Havre puis installé à Paris, il passe du fauvisme à une recherche formelle inspirée par Paul Cézanne, qui le conduit à fragmenter les volumes et l’espace.
À partir de 1908 son dialogue artistique avec Pablo Picasso donne naissance au cubisme analytique, période où Braque privilégie les natures mortes et l’étude des plans.
Il introduit dans la peinture de nouveaux signes— lettres pochoir et textures —et invente le papier collé (collage) en 1912, geste décisif pour la matérialité picturale (l’attention est portée à la surface et à la substance même de la peinture : support, texture, empâtement, papiers collés ou marouflage
de l’œuvre, il s’agit de faite sentir la peinture comme un objet).
Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale et grièvement blessé, Georges Braque revient à une peinture plus calme où la nature morte devient le laboratoire de sa recherche sur la forme et la lumière.
Durant l’entre-deux guerres il approfondit la matière et la structure des compositions tout en conservant cette cohérence formelle remarquable.
Après 1930 il alterne paysages, figures et natures mortes, explorant la texture, la couleur et la présence silencieuse des objets.
Dans les années 1950 il reçoit d’importantes commandes et affirme sa place dans les collections muséales, où ses toiles sont présentées comme des références du cubisme et de la peinture française du XXᵉ siècle.
La nature morte restera au cœur de son œuvre. C’est un lieu d’expérimentation où Braque réconcilie innovation formelle et tradition picturale. Il n’a de cesse d’y témoigner de sa quête constante de simplicité, de silence et de vérité : fidélité à
la matière, à la forme et à la construction artistique.

