Marie LAURENCIN 1883-1956
Avec cadre :
75 x 66 cm – 29.52 x 25.98 in.
Marie Laurencin s’impose dans l’École de Paris par une écriture picturale immédiatement reconnaissable .
La Joueuse de banjo, coiffée de perles et parée d’un collier discret, occupe un espace où la couleur tient lieu de décor et de lumière.
Les tons — roses poudrés, gris‑bleus et verts d’eau — tamisent la scène et enveloppent la musicienne d’un voile délicat, atténuant les contrastes et conférant à la peau sa teinte diaphane.
Le visage ovale, les yeux allongés, la bouche rouge créent cette présence à la fois distante et intime, icône d’une féminité rêvée. L’instrument introduit une note de musique populaire qui dialogue avec la grâce décorative du tableau.
Tout concourt à installer cette atmosphère de rêverie musicale où la grâce et la mélancolie se répondent. Ici, Laurencin suspend le temps pour partager sa vision intime et résolument moderne de la figure féminine
